Y a des jours comme ça….
Trois jours chez ma mère de François Weyergans
Après le McCarthy et le Roth, on comprendra aisément que je cherchais quelque chose d’un peu plus léger. Donc cette histoire d’écrivain qui raconte sa vie et ses problèmes à écrire me semblait bien convenir. Et en effet, c’était simple -voire même un peu trop- mais presque plaisant, lorsque rapidement j’arrive devant ça :
« Sans la lumière, pensais-je, nous ne serions rien. La différence entre un grand film et un mauvais film n’a rien à voir avec le scénario ou la mise en scène : un grand film est d’abord bien éclairé. »
D’abord j’espère que ce livre ne sera jamais traduit en braille. Et je n’ai beau pas être cinéphile pour un sou, c’est du pur délire car pour citer Hitchkock : « To make a great film you need three things — the script, the script and the script. »
Comme Mr Weyergans est aussi réalisateur on se demande où il a apprit à filmer. Ces films il est vrai, n’ont pas eu le succès de Hitchcock ceci explique probablement cela. Quoiqu’il en soit le récit semblant relativement autobiographique je commence à avoir une certaine appréhension sur un auteur capable de nous pondre une telle énormité sans frémir.
Rendu méfiant je continu sur quelques pages et je le lis :
« Dans l’Egypte des pharaons, l’année commençait le 29 août. »
Ca me semble étrange au premier abord, pourquoi le 29 août, et est-ce que définir une date sur notre calendrier par rapport au calendrier égyptienne peut avoir la moindre sens ? Ni une, ni deux je me rends sur plusieurs sites d’égyptologie et tous confirme que : il y a trois saisons liée au flux du Nil, dont aucune n’a de rapport avec le 29 août, de près ou de loin. Et surtout chaque « début d’année » à défaut de meilleur terme débutait avec l’avènement du pharaon.
Encore un peu plus loin il est question de « Soucouriou » a priori une sorte de serpent amazonien. Après une rapide recherche, les seuls résultats que je trouve ce sont des gens qui ont aussi fait les recherche google sans rien trouver. (Si toi lecteur, tu tombes ici après avoir fait une recherche sur les soucouriou et bien, bienvenue au club.) Il y a aussi ce qui ressemble à une analyse japonaise de ce livre, et je me demande bien ce qu’ils peuvent en penser.
Bon j’ai finalement fini le livre (il est plutôt court, avec
ses lignes de cinq mots, un livre probablement destiné aux vieux myopes à la
cervelle liposuccé cf : les juges du goncourt) sans m’attarder plus
longuement sur la confiture culture qu’il nous étale. Attelons-nous à
l’histoire :
Le héros va effectivement de passer trois jours chez sa mère, il va nous raconter que l’écriture de ce livre lui a pris 5 ans (Arg, mais qu’il arrête le pauvre !) Fondamentalement ce livre est consacré au sujet passionnant qu’est François Weyergans, si vous vous demandez comment vous avez pu vivre sans connaître les dessous (et les dessus) de ces aventures sexuelles, sujet qui le passionne et se sent obligé de nous faire partager. Alors oui, je cherchais un livre un peu léger (et l’auteur est effectivement particulièrement inconsistant). Mais il est d’abord très difficile d’éprouver la moindre sympathie pour ce personnage, ajouter à son foutage de gueule générale et à ses opinons idiotes, tout cela rend la lecture pénible.
Trois jours chez sa mère, c’est déjà trop.
- Veterini
- 15:51
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