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21/01/2007

Y a des jours comme ça….

Trois jours chez ma mère de François Weyergans

 

 trois39476_242

Après le McCarthy et le Roth, on comprendra aisément que je cherchais quelque chose d’un peu plus léger. Donc cette histoire d’écrivain qui raconte sa vie et ses problèmes à écrire me semblait bien convenir. Et en effet, c’était simple -voire même un peu trop- mais presque plaisant, lorsque rapidement j’arrive devant ça :

 

« Sans la lumière, pensais-je, nous ne serions rien. La différence entre un grand film et un mauvais film n’a rien à voir avec le scénario ou la mise en scène : un grand film est d’abord bien éclairé. »

 

D’abord j’espère que ce livre ne sera jamais traduit en braille. Et je n’ai beau pas être cinéphile pour un sou, c’est du pur délire car pour citer Hitchkock « To make a great film you need three things — the script, the script and the script. »

Comme Mr Weyergans est aussi réalisateur on se demande où il a apprit à filmer. Ces films il est vrai, n’ont pas eu le succès de Hitchcock ceci explique probablement cela. Quoiqu’il en soit le récit semblant  relativement autobiographique je commence à avoir une certaine appréhension sur un auteur capable de nous pondre une telle énormité sans frémir.

 

Rendu méfiant je continu sur quelques pages et je le lis :

 

« Dans l’Egypte des pharaons, l’année commençait le 29 août. »

 

Ca me  semble étrange au premier abord, pourquoi le 29 août, et est-ce que définir une date sur notre calendrier par rapport au calendrier égyptienne peut avoir la moindre sens ? Ni une, ni deux je me rends sur plusieurs sites d’égyptologie et tous confirme que : il y a trois saisons liée au flux du Nil, dont aucune n’a de rapport avec le 29 août, de près ou de loin. Et surtout chaque « début d’année » à défaut de meilleur terme débutait avec l’avènement du pharaon.

 

Encore un peu plus loin il est question de « Soucouriou » a priori une sorte de serpent amazonien. Après une rapide recherche, les seuls résultats que je trouve ce sont des gens qui ont aussi fait les recherche google sans rien trouver. (Si toi lecteur, tu tombes ici après avoir fait une recherche sur les soucouriou et bien, bienvenue au club.) Il y a aussi ce qui ressemble à une analyse japonaise de ce livre, et je me demande bien ce qu’ils peuvent en penser.

 

Bon j’ai finalement fini le livre (il est plutôt court, avec ses lignes de cinq mots, un livre probablement destiné aux vieux myopes à la cervelle liposuccé cf : les juges du goncourt) sans m’attarder plus longuement sur la confiture culture qu’il nous étale. Attelons-nous à l’histoire :

Le héros va effectivement de passer trois jours chez sa mère,  il va nous raconter que l’écriture de ce livre lui a pris 5 ans (Arg, mais qu’il arrête le pauvre !) Fondamentalement ce livre est consacré au sujet passionnant qu’est François Weyergans, si vous vous demandez comment vous avez pu vivre sans connaître les dessous (et les dessus) de ces aventures sexuelles, sujet qui le passionne et se sent obligé de nous faire partager. Alors oui, je cherchais un livre un peu léger (et l’auteur est effectivement particulièrement inconsistant). Mais il est d’abord très difficile d’éprouver la moindre sympathie pour ce personnage, ajouter à son foutage de gueule générale et à ses opinons idiotes, tout cela rend la lecture pénible.

 

Trois jours chez sa mère, c’est déjà trop.

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16:52 21/01/2007 - Auryn

C'est qu'il peut être féroce ce poulet quand il veut ^^ (Pas lu le livre, auteur inconnu au bataillon, je m'abstiendrai donc de tout autre commentaire.)

16:09 27/01/2007 - Guyom

D'un point de vue intra/méta-diégétique la structure du livre est intéressante. Même si séparer fond et forme ça a peu d'intérêt, moi c'est plutôt la forme qui m'a interessé.


 Le propos n'est pas tellement ennuyeux (même s'il t'est tout de même permis de juger normativement les informations et impressions semées). Néanmoins faut être très sur la défensive pour considérer ce livre comme un étalage de culture, pour moi ça ne reflétait que les méandres d'une pensée, rien de plus.


 


Franchement les Goncourts sont jamais terribles depuis quelques années déjà (remarque c'est pas la faute du concours mais de ce qu'il implique), mais celui ci est bon, du moins assez pour être emprunté à la bibliothèque ou offert à votre mère.

16:41 27/01/2007 - Veterini

Dans l'absolu je pourrais être d'accord. Mais en ce qui concerne la forme c'est à dire le roman dans le roman, franchement c'est pas bien neuf. Rien qu'un an avant  Auster avait publié la "nuit de l'oracle" qui est extrêment sembable au niveau de la forme.


Personellement quand la forme ne me semble pas être des plus  significative, j'attend du moins un fond conséquent, autant dire que là mes espérences ont été améremment déçut. Pour reprendre "la nuit de l'oracle" il avait aussi un vrai fond et pas seulement, pour être gentil, "les méandres d'une pensée."


Enfin bon, à chacun de voir. Et puis pour le goncours je suis fondamentalement optimiste et j'ai malgré tout bien l'intention de lire "les bienveillantes" vu que j'en entends du bien partout...


 

16:42 27/01/2007 - Veterini

Dans l'absolu je pourrais être d'accord. Mais en ce qui concerne la forme c'est à dire le roman dans le roman, franchement c'est pas bien neuf. Rien qu'un an avant  Auster avait publié la "nuit de l'oracle" qui est extrêment sembable au niveau de la forme.


Personellement quand la forme ne me semble pas être des plus  significative, j'attend du moins un fond conséquent, autant dire que là mes espérences ont été améremment déçut. Pour reprendre "la nuit de l'oracle" il avait aussi un vrai fond et pas seulement, pour être gentil, "les méandres d'une pensée."


Enfin bon, à chacun de voir. Et puis pour le goncours je suis fondamentalement optimiste et j'ai malgré tout bien l'intention de lire "les bienveillantes" vu que j'en entends du bien partout...


 

16:48 27/01/2007 - inconnu

Oui enfin en ce qui concerne le roman dans le roman, le métadiégétique, la mise en abyme et cie c'est quand même un peu plus vieux que "la nuit des oracles" (: (hi littérature du XVII !) J'ai jamais dit que Weyergans avait inventé la forme, mais il l'utilise proprement.


 


Concernant les bienveillantes vu le sujet ultraréchauffé " Il s'agit des mémoires d'un personnage fictif, Maximilien Aue, qui a participé aux massacres de masse nazis comme officier SS." ça doit pas casser trois pates à un canard.


 


http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Bienveillantes N'empêche la longueur de l'article wiki prouve l'aspect "culture populaire" de l'ouvrage (: 

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