Sang qui tue
Sanctuaire
De
William Faulkner
Al Capone, Eliot Ness ; Ah, la prohibition, cette bonne vieille époque avec des gangsters aux chapeaux feutres et des mitrailleuses qui avaient de la gueule. Les gangsters étaient riches, les policiers courageux et bref c’était excitant.
Si vous voulez continuer à y croire évité de lire ce livre. Bon j’exagère les mitrailleuses et les chapeaux étaient cool quoiqu’on en dise, mais par contre dans la campagne les bandits ils étaient pas terribles. Des petits péquenauds sans envergure avec des alambics qui ressemblent à rien. En fait la plupart c’est même de vrai méchant, la honte.
Bon, je suis pas un spécialiste de Faulkner mais je pense pourvoir de ces autres romans on trouve les même principes de structure narrative elliptique et de point de vue multiple.
En l’occurrence ici, on à Popeye « le » méchant, même si c’est pas vraiment Al Capone mais un maquereau avec de sérieux problèmes sexuels. On a aussi, un distillateur d’alcool froussard, un avocat au grand cœur mais un peu loin des réalités, un étudiant alcoolique et peu attentif aux messages de prévention routière, et enfin la star Miss Temple. Une étudiante aussi, qui voulait faire une virée avec son boyfriend (l’alcoolique) et qui se retrouver aux griffes d’affreux jojos. Et comme elle à pas de chance, la suite ne s’améliore pas.
Entre les bordels, les viols, la justice expéditives, la dure réalité de la vie, on ne peut pas dire que c’est un très joyeux. Heureusement comme je l’ai dit c’est très elliptique et la plupart des crimes et autres délits ne sont pas vraiment décrit, mais cela laisse tout de même une impression de vomit (et encore j’allais dire « de beurk » mais c’est pas très "blog littéraire".)
J’avais sinon pensé finir en disant que la dernière page pourrait laisser un espoir, mais à la relecture j’en suis pas vraiment convaincu. La première phrase de cette page commence ainsi : « ç’avait été une journée grise dans le gris été d’une année grise » après relecture de la page en entier la dernière phrase est pas mal non plus (je la tronque parce que Faulkner aime faire des phrases longues et que moi je suis un flemmard) « […]Elle sembla suivre des yeux le trajet onduleux des sons, se fondre avec la mourante clameur des cuivres […] là-bas dans le ciel gisant et vaincu, dans le ciel pâmé sous l’étreinte de la saison de pluie et de mort. »
Yipikaie
- Veterini
- 17:27
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