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10/05/2007

Oui, mais : Malte ou la Corse ?

La possibilité d’une île

De
Michel Houellebecq

 

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Tin tin !

Voilà de quoi faire grimper mon audimat hein ? Pas que j’ai grand chose à rajouter remarquer bien, mais bon, Houellebecq non plus j’ai envie de dire. Même routine depuis qu’il écrit, on commence à connaître un peu. Heureusement que ses titres ont classes, sinon on pourrait confondre (oui, j’exagère.)

 

Alors rapidement le « pitch » comme il dit. Oui parce qu’il dit pitch, je crois pas qu’Ardisson était dans le bouquin, mais on avait le droit à Marc-Olivier Fogiel, Jamel Debbouze, et une bonne partie de ce qui se fait de People en France. Personnellement ça me dérangerait pas trop –en plus c’est des coups à se faire repérer par google-, si ce n’est que Houellebecq étant lui-même un people on a du mal à vraiment savoir si c’est plus de la psychologie du personnage dont il est question, ou de Houellebecq.

 

Ce personnage d’ailleurs qui est-il ? Et bien –remarquez que je fais les questions et les réponses, c’est ça la France où ensemble tout devient possible – Daniel est un comique qu’on compare à Desproge, multimillionnaire bien qu’il ne thésaurise plus qu’il ne dépense, et vieux. Alors vieux enfin quadra ou quinquagénaire en fait, ça ne surprendra personne mais ça permet à Houellebecq de reprendre sa routine, c’est à dire que les vieux c’est moche et que les jeunes ne veulent pas avoir de relation avec. Salo de jeunes. D’ailleurs un passage assez représentatif est lorsqu’il parle de Larry Clark, qu’il considère avoir une complaisance pour un jeunisse qui battrait avec délectation leur aînées. Certes chacun perçoit les choses comme il le ressent, mais quand même Kids par exemple, c’est avant tout la représentation d’une jeunesse totalement paumé et auto-destructrice, enfin je pense quand même.

 

Ce coté « vieux con » je dois avouer me laisse assez froid. Par contre le coté Desproge est beaucoup plus marrant. Oui, Houellebecq est marrant étonnant nan. Ça reste certes ultra-cynique mais tenez je vous cite un extrait : « […] je jetais les bases d’un scénario provisoirement intitulé « LE DEFICIT DE LA SECUIRITE SOCIALE », qui reprenait les principaux éléments du problème. Le premier quart d’heure était constitué par l’explosion ininterrompue de crânes de bébés sous les coups de revolver de fort calibre – j’avais prévu des ralentis, de légers accélérés, enfin toute une chorégraphie de la cervelle, à la John Woo –»

Faut aimer ce genre d’humour c’est sûr.

 

Bon passons à la partie plus originale, c’est à dire la post-humanité et les raëliens-like. Alors la secte n’est pas dépeinte uniquement négativement ; en gros le leader est un gros bouffon, mais le clonage est cool. Enfin du moins, c’est représenté comme la seule alternative aux religions traditionnelles. L’idée général étant qu’outre le clonage du corps, c’est surtout le transfert de conscience et par voie de conséquent l’immortalité qui est offerte. Rien de bien nouveau, sauf toute l’histoire de Daniel est racontée par la 24 et 25ème génération de Daniel. Et on remarque assez vite qu’ils n’ont rien de commun, autant pour l’immortalité.

 

Je passe sur la description du futur, Houellebecq passe aussi rapidement dessus - pour ne pas dire que c’est totalement bâclé - avec cependant à la fin un passage un peu plus long de post-apo plutôt banal. Pour être honnête habituellement le post-apo raconte l’histoire d’un humain « normal » qui rencontre des post-humains, alors qu’il s’agit du contraire. Sauf qu’au lieu de pousser la logique au bout, le personnage devient de plus en plus humain au contact de la nature.

 

N’étant pas un grand fan des romans de Houellebecq –cela dit, il m’est sympathique, probablement son coté loser- c’est pas vraiment ce livre qui me fera changer d’avis, mais je dois avouer que ça m’a quelquefois fais sourire, et puis même soyons sympa tout le truc sur les raëliens c’est pas mal quand même.