Le futur est pour ceux qui se l'Eve tôt.
Villiers de l’Isle-Adam de L’Eve future

Donc, imaginer que vous puissiez crée une femme parfaite ce serait cool, non ? Et bien Edison, lui, le peut !
Là deux choses frappent votre esprit :
Un, c’est le scénario de « Code Lisa » à part qu’il y a pas Edison dans Code Lisa.
Deux, Edison il poutre alors que Tesla il rox, en plus c’est toujours Tesla qu’on utilise quand il est question de machin technique bizarre.
Et vous avez raison, hélas, sauf que contrairement à Code Lisa, la sublimissime Vénus n’apparaîtra qu’à peine, et n’aura que des pouvoirs pourris (surtout parler en fait). Quant au choix d’Edison, et bien à l’époque (1886) Tesla n’était pas aussi reconnu et adulé qu’aujourd’hui et on pensait pas encore qu’Edison était une grosse busse (je laisse ici parler mon coté Teslien).
Cela dit pour avoir quelque chose à reprocher à se livre, vous n’avez pas forcément besoin d’être un fan de Tesla vous pouvez aussi être une femme (c’est des choses qui arrive) ainsi Edison va longuement disserter sur la femme et les catégories où on peut les trouver :
La femme bête : Qui globalement n’a pas d’opinion, se tait et est une gentille épouse.
La femme sotte : Qui à toujours une opinion, et cette opinion est toujours stupide et superficielle.
La femme corruptrice : Qui est une incarnation humaine d’un arbre vénéneux sur lesquels les hommes/chenilles se font empoissonné.
La femme exceptionnelle : Qui est une exception.
En dehors de disserter sur les femmes Edison/Villiers va nous parler théologie, dieu crée les hommes, les hommes crée une femme patati patata. Ca intéressera ceux que ça intéresse. Mais franchement si Edison n’avait pas une Batcave avec plein d’oiseau rieur j’aurais probablement décroché (je suis sérieux là, trust).
Comme il est question de crée une femme, on à ensuite droit à description détaillé d’un how to. Et là vous devez savoir que lire pendant plus d’une centaine de pages des théories qui même à l’époque devait paraître fumeuse sur « comment un robot peut être crée » c’est l’horreur. Mais je me rends compte que j’ai complètement oublié de parler du synopsis, mes billets sont véritablement de plus en plus bordélique.
Donc Edison dans son manoir de Gotham City rit en pensant à ses Batgadgets, quand tout un coup un lord anglais vient frapper à la porte, c’est Albert !
Auparavant, Albert l’avait bien aidée quand Edison était dans la déche, alors du coup il veut bien l’aider avec sa batwoman car voilà c’est tout là le problème de Albert.
Il rencontra une femme, splendide, mirifique, il l’a même un jour présenter à la vénus de Milau et elle à cru que c’était son buste. Parce que son problème à cette belle plante, c’est que c’est une plante (enfin au sens figuré, car c’est une femme sotte et non corruptrice pour reprendre la terminologie Edisonnienne.) Alors du coup Albert ne supporte plus la vie, Edison propose de l’aider. Mais Albert hésite, crée une femme ce n’est pas naturel et il demande l’avis d’Edison. Et c’est probablement là mon passage préféré qui m’a vraiment sciée :
« Que choisiriez-vous ?
-Placé dans cette alternative, je choisirais l’issue qui me semble la moins dangereuse – quant à moi.
-Quel choix feriez-vous, enfin ?
-Milord, vous ne doutez pas de l’attachement sacré, de la profonde et tendre affection que je vous ai voués ? Et bien ! La main sur la conscience…
-Que choisiriez-vous, Edison ?
-Entre la mort et la tentative en question ?
-Oui ! »
Terrible le grand électricien s’inclina devant Lord Ewald :
« Je me brûlerais la cervelle » , dit-il.
Je sais pas trop si c’est le coté nanar qui me plait, le faux suspense, où la puissante terreur qui émane de ces paroles ! Mais j’adore. D’ailleurs j’aurais pu adorer ce livre. Oui même avec la misogynie ambiante, les discours vaseux et la fin ultra-prévisible (quand un type lance un défi aux dieux, on sait toujours comment ça fini), si ç’avait été une nouvelle de dix pages. Parce que ce genre de confiance aveugle dans la science, même si c’est pas très raisonnable, moi j’aime.
Mais comme c’est atrocement long, je recommande dix milles fois plus la récente « Vénus anatomique » de Xavier Mauméjan qui sur le même thème s’en sort formidablement mieux..
Cela dit, qu’un type qui s’appelle Adam écrive sur Eve, ça me fait rire.
- Veterini
- 17:55
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