Le fou repeint son plafond
La théorie quantitative de la démence de Will Self

Un recueil de nouvelle de Will Self, bon on va vite passer dessus :
Le livre des morts de Londres-Nord : Donc, quand on meurt, on change de quartier de Londres. Voilà. C’est tout. Sérieux. Qu’est que vous voulez que je vous dise de plus ? C’est tout ce qu’il y a ! Moi, j’y peux rien s’il c’est pas foulé…
Bon, les autres nouvelles n’étant franchement plus palpitantes je vous donne juste les thèmes au cas ou l’un d’eux vous intéresserait:
Service 9 : Un asile qui fonctionne de manière assez bizarre
à la découverte des Ur-Bororos : Un anthropologue étudie une tribu particulièrement « Boring »
La théorie quantitative de la démence : Explication d’une théorie selon laquelle dans un groupe social il existe une certaine quantité de folie, qui ne peut que se déverser en système de vase clos.
Monocellulaire : Un type cinglé qui attend un coup de fil.
Attendre : Un type qui n’aime pas attendre.
Pris séparément ces nouvelles sont au choix, Plutôt fade, Relativement banal, Vaguement humoristique, Mollement inquiétante, Légèrement menaçante ou Furtivement actuel.
Ca se sent que je brûle pas franchement d’enthousiasme pour ce recueil ? Cela dit je veux pas être non plus trop tyrannique, car le tout donne un ensemble plutôt cohérent.
Toutes les nouvelles traitent en effet plus ou moins vaguement de la démence, par ailleurs on retrouve fréquent un ou deux personnages d’une nouvelle à l’autre. Et finalement touts ces histoires de folies, crée une nébuleuse impression de plonger dans les zones reculées de la psyché humaine. D’ailleurs vaut mieux le lire quand on est un peu fatiguer, on est plus perméable à cette impression.
Après il reste que c’est pas franchement des nouvelles passionnantes. A cela s’ajoute que beaucoup de personnages sont des universitaires spécialisés dans la sociologie ce qui nous donne droit à des discours lénifiant.
- Veterini
- 19:04
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