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05/02/2007

la quoi ?

 

Aquaforte de K.J. Bishop

aqua_500

 

 

 

Fumer, au début, c’est pas bon. Ça pique les poumons et ça fait mal à la gorge.

 

Et bien ce livre c’est pareil, au début c’est pas facile, mais après c’est bon. Mais en plus ça donne pas le cancer à la fin. Pourquoi c’est pas facile ? Et bien au départ on se demande bien où on est. Une sorte de post-apo ? de la fantasy ? une terre parallèle ? A la fin on n’en sait pas beaucoup plus sur ce monde, mais on sent fou un peu alors. Enfin personnellement je le rapprocherais de la Weird-Fantasy une appellation bancale au corpus assez aléatoire (à part Perdido Street Station). On croise des pistolets vieillots, une hache enchanté (enfin maudite plutôt), des révolutions, et des marchands d’esclaves.

 

Cela dit, je parle de haches et de pistolets mais c’est pas vraiment de la bagarre, c’est plutôt de la mafia.. En essayant de faire simple, à la suite d’une révolution qui à priori aurait mal tournée une chirurgienne et un gentleman-truand s’enfuie d’une contrée désolée pour se retrouver dans une grande ville, Escorionte.

Là on suivra plutôt le gentleman truand qui se mettra au service d’un marchand d’esclave. Alors, notre truand deviendra surtout un porte-flingue d’une sorte de Don Vito Corleone et trouvera (un peu) l’amour. Il rencontrera aussi un prêtre (notre héros étant athée) avec lequel il aura de nombreuses discutions théologiques assez amusante et sarcastique.

De la mafia, une fantasy sombre et peu présente, pour être plus précis de la fantasy qui se révèle surtout comme un entremêlement de l’art et le réel Bref, c’est pas encore aujourd’hui qu’on va se marrer. Y a bien l’histoire d’amour me direz-vous, et c’est vrai qu’entre les lobotomies médicales, et les guerres créées de toute pièce pour la récolte d’esclave on en à bien besoin. Mais même cette histoire n’est pas vraiment rose. La dulcinée, est une artiste, un sphinx énigmatique dirons-nous, que le contact du truand va métamorphoser, et pas forcément dans la bonne direction.

Pour un premier roman, c’est vraiment une grande réussite, la décrépitude coule littéralement des pages et même si la violence est présente de manière brutale, c’est surtout l’atmosphère de décombres présents, futur, et passé d’un monde qui fait froid dans le dos ; je sais j’aurais du mettre un pull.

 

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19:40 05/02/2007 - Auryn

Ca a l'air bien glauque encore ce machin.

20:02 05/02/2007 - Veterini

Nan, pas glauque. Pas joyeux joyeux, mais c'est trop brumeux (onirique ?) pour être vraiment si sinistre quand même.

20:02 05/02/2007 - Veterini

Nan, pas glauque. Pas joyeux joyeux, mais c'est trop brumeux (onirique ?) pour être vraiment si sinistre quand même.

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