Hope you guess my name Hou ! Hou ! Hou !
Le maître et Marguerite de Mikaïl Boulgakov

Eh bien ! Encore un livre avec un chat, mais hélas ! Je ne parlerais pas du chat car il n’a rien à voir avec la qualité d’un livre. Même si vous me citez Alice aux pays des merveilles de Lewis Carroll, délivrez-moi, de Fforde les histoires marrantes de Collette, même si Baudelaire à fait un poème dessus, et Poe une nouvelle. Même si vous êtes incapable de donner un seul titre de mauvais livre ou un quelconque chat apparaît ! Et bien non, ma lectrice préférée à raison. Les chats, même si les statistiques disent le contraire, ne rendent pas un livre bon. Donc vous ne saurez rien de ce chat qui veut payer son ticket de bus, et si cela vous déplait vous pouvez aller sur le blog qui parle d'ours de ma lectrice préférés pour l’insulter.
Mais pour compenser je peux parler d’un personnage qui si comparé aux chats, ne peux atteindre leur niveau de vicissitude, d’arrogance, de manipulation, de fourberie et de misanthropie mais autrement se débrouille pas mal j’ai nommé : El Diablo !
Le diable en effet court dans ces pages, il se téléporte même. Ces pages étant à Moscou, c’est dans la capital de la Russie soviétique que nous allons suivre ses pérégrinations oh combien Mal-faisante !
A titre d’exemple un jour, le diable et ses compères décident de présenter un spectacle de « magie ». L’un des tours consiste à faire apparaître de splendide vêtement féminin. Le public féminin étant invité à échanger leur vêtement contre ces magiques atours. Je précise pour les vicieux (qu’ils attendent un peu) qu'il y a aussi eu apparition de cabine d’essayage.
Or à la fin du spectacle alors que les gens ont quitté le théâtre voilà-t-il que les vêtements disparaissent laissant les demoiselles dépouillées et pour le moins en détresse.
Enfin il est d’ordinaire moins caustique, et dans les quelques journées que durent le roman c’est à une véritable invasion auquel doit faire face l’asile de Moscou.
Ah ce qu’on rigole avec le diable, on peut moins le dire de jésus.
Car trois histoires parallèles, enfin plutôt perpendiculaires, ont lieu. L’une met en scène Jésus, bien entendu c’est surtout de son procès et de sa condamnation qu’il est question. Et aussi d’après sa mort avec Pilate. Je ne m’étendrais pas dessus, ben, parce que j’ai pas vraiment compris pourquoi Boulgakov insistait tant dessus. Ok, Jésus – Diable = opposé mais bon c’est un peu trop léger comme raison, bref ça me passe au-dessus de la tête et en plus c’est pas des passages très drôles.
L’autre histoire qui s’emmêle au milieu concerne Marguerite et le Maître. Une histoire d’amour ou le diable s’en mêle ! Bouh !
Par ailleurs, en dehors des rires et des larmes, on a droit donc à de la théologie (incompréhensible pour certains) mais aussi à une critique du régime communiste. Mon édition (c’est pas celle de la couv’, je préfère mettre de belles couv’ dans mes billets) précise les passages qui ont été censuré (le livre fut écrit en URSS je rappelle) et si je comprends, par exemple, la censure d’une scène ayant tout de l’apparence d’une parodie des fameuses autocritiques, par la suite la censure devient plus confuse. En fait, je crois qu’on devait être en fin de semaine et le censeur pressé de rentrer chez lui, du coup il a finit son travail au petit bonheur la chance. Ou alors, plus probable diront certains, je ne suis pas tout à fait au point sur certains points doctrinaux soviétiques.
Bref même chez les soviets, on rigole bien des tours du diable et de
- Veterini
- 15:52
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