Highmingway to hell
L’adieu aux armes de Ernest Hemingway
Hasta la vista Baby !
C’est sans le plus célèbre adieu avec armes. Remarqué, l’adieu d’Hemingway avec fusil est aussi assez connu. Et puis celui de Hunter S.Thompson, et celui de Kurt Cobain.
Mais arrêtons là, ce blog n’est pas une notice nécrologique ; mais tant qu’à faire vous connaissez sans doute ce qu’Hemingway considérait comme sa meilleure histoire ? Ca faisait :
« A vendre : chaussures bébé, jamais portées »
Quel blagueur cet Ernest, il l’est tellement qu’il s’était engagé dans l’armée. Ca c’est un gars comme M. Bush les aime ! Sauf qu’il s’est porté volontaire dans l’armée italienne pour la première guerre mondiale, vu qu’il traînait dans le coin, c’était plus simple sans doute.
Bon, là on connaît la suite, On pense faire tomber les méchants, et puis on tombe amoureux, et puis on tombe blessé, et puis on tombe du haut de ses désillusions.
Style rapide, simple et factuel. C’est le style Hemingway. L’histoire est entraînante, parce qu’on se demande ce qu’il va lui arriver à ce Frédéric (oui ce n’est que semi-autobiographique [et encore faut-il le savoir.) Le récit de guerre en lui-même n’est pas des plus palpitant, jusqu'à ce qu’il se retrouve séparée de la 7ème compagnie. Là ça devient plus marrant les Allemands veulent lui faire la peau car c’est un ennemi, et les Italiens parce que c’est un déserteur ; et probablement un agent double parce qu’il parle avec un drôle d'accent. Et c’est alors la fuite de deux amoureux transi.
Enfin transi de froid surtout, parce qu’il pleut beaucoup. Il pleut même énormément dans ce livre. Sérieux, s’il ne parlait pas une ou deux fois du soleil on finirait par croire qu’il s’est planté de coin et qu’il était parti au Viêt-Nam en pleine mousson. Je ne suis pas allez jusqu'à consulter la pluviométrie de l’Italie (en fait si, mais j’ai pas bien compris ce que ça disait), mais mes maigres connaissances géographiques me disent que quand même l'Italie est plutôt dans le sud.
Enfin je suppose que mes réflexions météorologiques ne soit pas forcément a pertinentes. Mais vous savez que ça joue sur l’humeur, encore s’il chantait sous la pluie encore ça passerait, mais non.
Et tout cela est bien tragique, heureusement il y a un passage comico-lynchien chez des sortes de douaniers où il est question de sport d'hivers, notamment de sports qui impliqueraient du toboggan et de la luge. Pour la luge je pense qu’il doit être question d'une variété de bobsleigh Suisse, mais le toboggan me reste mystérieux. Quelle métaphore se cache dedans ? La vie : c 'est comme un toboggan, ça monte et ça descent ? Ou alors : la vie c'est comme les toboggans, il faut pas pousser les gens, car en se blessant, on devient méchant ?
Un livre qui sent la poudre à canon trempée.
- Veterini
- 14:12
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