Hercule vs Platon
De
José Carlos Somoza
ATTENTION : CE LIVRE CONTIENT UNE JUMENT ANTROPOPHAGHE !
Bon, ce n'est pas vraiment un élément important, mais pour tous ceux qui comme moi ont une phobie des chevaux carnivores, il vaut mieux le préciser. Et puis c’est même pas réellement une phobie. J’veux dire même végétarien, les chevaux c’est quand même inquiétant. Déjà, c’est trop grand, et puis ça va trop vite. Moi dans Oblivion j’achète des chevaux rien que pour pouvoir les jeter dans des crevasses par peur qu’ils m’attaquent dans mon sommeil, alors imaginez s’ils sont mangeur de chair humaine…
Bon, je m’éloigne du sujet, ou en tout cas je m’en rapproche pas. Ainsi à Athènes durant, heu, l’antiquité pas trop vielle où il y avait plein de philosophe, un crime à lieu !
Un éphèbe mangé par des loups, sauf que comme on va vite sans rendre compte un détective privé -un Déchiffreur en fait, vu que ça ne devait pas encore exister, les détectives privés, mais le principe est le même – ce ne sont pas des loups qui l’ont tué, mais autre chose. Là dessus avec son employeur – un philosophe enseignant à l’Académie de Platon – il va mener son enquête dans les milieux interlopes de l’Athènes antique aussi bien que dans l’Académie.
A la base c’est plutôt sympa, sauf quant réalité c’est bien plus original. En effet, cette enquête est en fait une fiction, qu’un traducteur traduit. Or ce traducteur est plutôt bavarre, ces notes de bas de pages pourraient facilement alimenter un blog pour quelques mois. Cela dit, il a une bonne raison pour se répandre ainsi, car le texte contient une « eidesis » se serait une technique employée par d’anciens grecs pour faire un message « secret » et détourner la censure ou ce qui en tient place.
Le procédé se fait par l’utilisation, de répétition, de métaphore etc… le tout devant formé quelque chose de cohérent à la fin. Et si le traducteur à l’affabilité de nous les indiquer, on ne peut quand même s’empêcher d’essayer de les repérées avant lui.
Par ailleurs ce n’est qu’un des procédées utilisé pour jeter le trouble entre la fiction et la réalité et peu à peu les choses commencent à déraper un peu partout. Ajoutons à cela une lutte entre deux écoles de philosophie, les uns disant globalement que le monde est (ou sera) gouverné par la raison, tandis que les autres pensent que l’instinct régit le monde.
Bref tout ça pour dire, que les mises en abîmes sont, hum, vertigineuses et que ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre -vraiment réussit- aussi surprenant sur sa structure narrative (enfin si c’est comme ça qu’on appelle tous ces machins bizarres).
- Veterini
- 17:30
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