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19/04/2007

Hélas, à Virginia Tech ce n’était pas lui.

Le tueur Aveugle

De

Margaret Atwood

atwoodmargarettueuraveugl_159 

Hello les jeunes, alors vous cherchez une histoire Reptile extra-terrestre qui envahisse une planète avec une princesse à sauver. Vous tombez bien y a ça !

 

Hello les vieux, alors vous chercher une chronique familiale dans le Canada du début du siècle, avec une histoire à la Hurlevent. Vous tombez bien y a ça !

 

En admettant que vous lisiez ce billet sans sautez de ligne (ou que vous en sniffiez) vous aurez remarqué une légère contradiction. Alors autant rendre tout de suite votre esprit clair et limpide comme de la sauce blanche, ce roman est surtout basé sur la chronique familiale. Cependant quelques chapitres épart parle d’un type bizarre qui parle d’histoire de SF pour pulp. Forcément ça intrigue mais bon on comprend assez vite le lien (en fait vers la moitié de l’histoire pour moi, mais je suis pas un rapide.)

 

Plus concrètement passons rapidement sur les grands-pères et autres ancêtres pour nous concentrer sur l’essentiel de l’histoire. C’est à dire,  deux sœurs, l’une va mourir très jeune, elle est rebelle, accepte peu de compromis, deviendra une célèbre écrivain post-mortem et vivra plein d’aventure palpitante. (s’inquiétez pas je spoils pas)

Manque de bol on suit l’histoire de la sœur chiante.

C’est pas qu’elle soit méchante ou quoi que ce soit mais elle ne fout rien, elle attend patiemment que les choses se passent. Comme si ça suffisait comme on part principalement de l’idée que la chronique familiale est en fait son journal intime. On à donc aussi droit à ses réflexions de grand-mère. Et force est d’avouer qu’elle s’est pas améliorer avec le temps. La principale différence est du au fait qu’entre temps elle s’est rendu compte qu’elle était une chieuse et ça l’a aigri.

 

Cela étant dit, comme elle a pas grand chose d’intéressant à raconter sur elle, elle parle surtout de sa sœur, qui elle est une rigolote. Notamment par sa manière de prendre les choses très au premier degré, que soit des trucs religieux, ou de bêtes métaphores.

 

Sinon on a aussi le droit a des descriptions de la grande  dépression mais du point de vue de sale capitaliste ce qui change un peu (enfin pour moi) sauf qu’hélas c’est des gentils capitalistes.

 

Au final, forcément j’aime bien Atwood et ça se lit sympathiquement. Je veux dire la structure est sympa, l’histoire est plutôt sympa. Mais tout ça n’a quand même rien de franchement renversant et disons que pour un gagnant du booker prize (voir pour un livre de Atwood) je suis un peu déçut.