Famous last word of Louis XVI: « Carreful with that axe, Eugene »
Le roi se meurt de Eugène Ionesco
Après avoir lu le billet dithyrambique de la marchande de nuage, je dirais même un billet d’un fanatisme aveugle panagérique et musical. Je suis donc allé chercher cette pièce. Après avoir chercher un quart d’heure au mauvais étage de ma bibliothèque je finis par le trouver (au passage je croissais aussi « le kobbé », mais à moins d’être un exalté d’opéra une recherche google est suffisante.)
Bon donc je finissais par trouver, me disant « mince, tu es en train de prendre une pièce sur les conseils d’un blog ayant choisis un pseudo que Baudelaire avait du pondre bourré comme un coin. » Mais la vie c’est toujours des risques, comme l’agence.
Et c’est effectivement assez proche de l’A-team, sauf que la plupart des personnages ressemble à Looping un exemple :
Le médecin : « la foudre s’immobilise dans le ciel, les nuages pleuvent des grenouilles, le tonnerre gronde. On ne l’entend pas car il est muet. Vingt-cinq habitants se sont liquéfiés. Douze ont perdu la tête. Décapités. Cette fois, sans mon intervention. »
Car le médecin joue aussi le rôle de Mr T. mais hélas la mission va mal finir, car Hannibal va mourir :
« Le Roi : Ca va même très bien.
Marguerite : Tu vas mourir dans une heure et demie, tu vas mourir à la fin du spectacle. »
C’est pas de chance quand même. En plus la pièce manque cruellement d’éléphant, la reine s’excusera heureusement « car ta gène est grande » dit-elle à au pauvre roi.
En tout cas, contrairement a ce billet, Ionesco évite les calembours stupides, pour être vraiment drôle : anachronisme, digression, oxymore, mise en abîme tous les moyens sont bons.
Médecin : « Sa majesté disait que de toute façon ils allaient mourir un jour
Le roi : C’était pour des raisons d’Etat.
Marguerite : Tu meurs aussi pour raison d’Etat.
Le roi : Mais l’Etat c’est moi. »
Et quels thèmes sont donc abordés dans « le roi se meurt » me demandez-vous intelligemment ? Et bien le pouvoir et le mort surtout, vous ne vous y attendiez pas, hein ? Avec une grosse métaphore de royaume, de la salle et des personnages qui disparaissent progressivement. Ca m’a d’ailleurs pas mal fait penser au « Général dans son labyrinthe » de Marquez . Quant aux dangers du pouvoir, et des ces conséquences je reprendrai la citation de Mr T tirant au bazooka sur les méchants : « Le pouvoir corrompt et détruit tout ! 0Wn3d n00B5 ! F1r3 I|\| t|-|3 |-|0L3 ! Loloolol “
Un livre qui sent le sapin.
- Veterini
- 19:10
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