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02/05/2007

Et de la House aussi.

Trans

De

Hak Pavel

 trans_163

 

Hak Pavel, c’est sûr ne fait pas dans la demi-mesure. Mais là pour être honnête je suis circonspect. Ok, dans « Sniper » c’était déjà horrible, mais c’était compréhensible quand on veut parler de l’atrocité de la guerre autant faire un livre qui reproduise l’atrocité.

 

Mais là… Déjà de quoi est-il question ? Ben, c’est l’histoire d’un type vivant sous une dictature militaire affamant son peuple quelque part en Asie. Comme il en plus que marre, il s’enfuit. Là dessus il croise des anthropophages (quoiqu’il l’était déjà un peu), des entrepreneurs de travaux publics qui tue leurs salariées pour ne pas avoir à les payées etc…

 

Alors évidemment, c’est excessif, mais à la limite ça montre l’horreur que vivent les réfugiées et clandestins. Mon problème, c’est que souvent on est entre la limite du pamphlet (mais contre quoi ?) et de la masturbation malsaine de l’auteur. Ça me gêne de dire ça, et je comprends bien que « Trans » c’est pas seulement un diminutif de Transcontinental, ou Transnational mais aussi de Transgression.

 

Mais franchement, qu’est que c’est que cette idée fixe sur l’anthropophagie. D’accord il doit encore exister quelques tribus cannibales, mais bon, les descriptions du repas son quand même très nettement sexuel :

 

« L’instant d’après, le goût de la chair humaine (et l’odeur inimitable du sexe de la femme) se répandit dans sa bouche. »

 

Je manque peut-être quelque chose, mais personnellement je vois de lien entre la chair humaine et l’odeur de sexe.

 

Plus gênant encore, Il y a plusieurs viols dans le livre. Et  faut bien dire que les femmes semblent apprécier cela, voir en ont besoin :

« -Lache-moi !

Mais les bras de Kwan enlacent son agresseur.

Le va-et-vient brutal de la queue de Wu Tse lui fait sentir qu’elle est encore vivante.

Vivante entre les hommes-rats qui se dévorent.

Vivante alors qu’elle devrait être déjà morte.

-Fais-moi revivre ! »

 

Je veux pas trop faire mon sale petit bourgeois, mais c’est, je trouve, une conception assez étrange de la sexualité.

Quoiqu’il en soit, je suis persuadé que cette description d’un monde cauchemardesque partait d’une bonne intention. Inégalité Nord/Sud, exploitation de la pauvreté, dénonciation de la dictature ou des pratiques de compagnies pharmaceutiques. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que entre la dénonciation et le fantasme, il franchit quelques fois le pas.

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21:30 03/05/2007 - Auryn

Ouargh O_o

18:36 08/05/2007 - inconnu

 


Le grand atout de Pavel Hak reste sa plume.


Heurtée, elliptique, et qui n'est pas sans une recherche de la formule la plus détonante. C'est plutôt une bonne chose à mon sens, même s'il faut se méfier de la frime intellectuelle qui montre vite le bout de son museau.


Il lui manque un poil de sobriété, de sécheresse, tant au niveau de son style que dans ses thèmes -et la manière de les traiter (et de quelle façon, je suis bien d'accord!).


 


Pourtant, ça reste une des écritures les plus musicales que j'ai lu cette année. Récemment, j'ai trouvé en lisant "Obéir" que Leena Lander avait un je-ne-sais-quoi de comparable au niveau stylistique. Mais en bien plus maitrisé.


Woilà woilà,


Aëlooker. 

19:35 08/05/2007 - Veterini

Oui, c'est vrai que j'ai même abordé le fait, mais Hak écrit d'une façon extrêment fluide. Et qui convient merveilleusement au sujet, comme par exemple les quelques mots en tête de chapitre qui donne un aperçut de la suite.


Du coup j'essaierais de jeter un coup d'oeil sur Leena Lander.

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