Car la nuit tout est neuf !
Les vestiges du jour
De
Kasuo Ishiguro
Et bien après la violence des derniers bouquins, prenons un petit moment de détente. Alors vous l’avez tous deviné, Ishiguro est britannique (bon pas évidente la devinette). Et comme si ça ne suffisait pas il va s’agir de la vie d’un majordome au service d’une grande maison aristocratique.
Comme si ça ne suffisait pas, ce majordome est typiquement britannique (j’ai même lu que Ishiguro avait volontairement stéréotypé ce personnage), c’est à dire qu’une de ces blagues préférées c’est celle où il y un tigre dans une salle à manger. Alors le majordome demande à son employeur un pistolet, puis il va buter le tigre. Alors il revient et dit : « Excusez pour le désagrément, mais, vous voulez bien patienter 5 minutes du fait d’un impondérable avant de passez au salon, je vous en serais reconnaissant, sir. » Ou un truc du genre. Bon c’est de l’humour de Butler* faut dire. Et puis il y a toute la philosophie butler qui va avec, mais en gros, elle est incluse dans la blague.
Alors tout ça est bien beau, mais que se passe-t-il ? En fait si ce roman était humoristique on pourrait dire que c’est l’histoire d’un butler, qui essaie de faire au mieux son boulot, mais à chaque fois des gens viennent l’ennuyer aux plus mauvais moments. Y a son père qu’est vieux, et qui lui fout la honte. Y a la gouvernante de maison qui est à moitié hystérique. Cela dit c’est pas humoristique, c’est limite triste.
En effet, l’idée du truc, c’est que notre Butler, après avoir passé une bonne partie de sa vie auprès d’un grand lord anglais, se retrouve au service d’un américain. Et au cours d’une expédition à la recherche de son ancienne gouvernante de maison (car il manque de personnel) se remémore les événements passés. Hélas, comme je l’ai déjà, s'il a toutes les caractéristiques du flegme anglais, il n’en à quasi-aucune de l’humour so british. Du coup là où il aurait pu se dire « wouah ce qu’on se marrait bien à l’époque » il ne fait que se répéter.
Honnêtement, là entre nous, je crois que je suis passé totalement à coté d’une idée centrale du bouquin, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. C’est particulièrement énervant j’ai lu des critiques, des commentaires d’Ishiguro mais rien qui fasse le déclic, pourtant je suis persuadé qu’il y a quelque chose de plus. Quoi qu’il en soit, il reste tout de même la perception du lord par son butler qui est assez marrante. Non, à cause de remarque perfide, genre, oh la la non ! Il le vénère bien au contraire, le problème étant qu’il est limite nazi par moment son lord, (j’ai oublié de précisé que ses souvenirs portent sur la période entre les deux guerres), et du coup la façon dont il avale certaines couleuvres sans broncher, ça fait peur.
Bouh !**
*Butler = Majordome en VO, ça a plus de gueule et c’est plus rapide à écrire.***
** Note à moi-même : Par contre faudrait vraiment que je fasse un effort pour mes fins de billets et pour mes titres.
*** Surtout quand on ne sait pas l'écrire, merci Auryn.
- Veterini
- 17:28
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